Saut à l’élastique : Présentation, atouts et éventuels risques !

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Le saut à l’élastique est encore connu sous au moins six autres appellations : jumping, bungee, bungie, bungy, benji ou puenting. C’est une activité à la fois ludique et sportive. Le saut à l’élastique se pratique en plein air. Pour les adeptes de sensations fortes, c’est la satisfaction garantie ! Mais pour les autres, passez votre chemin… Ou lisez ce qui suit ! Vous serez peut-être séduits au bout du compte.

Ce qu’il faut savoir sur le saut à l’élastique pour commencer !

Le saut à l’élastique consiste à s’attacher une corde élastique, soit aux chevilles, soit au torse ou aux deux parties du corps en même temps et à effectuer un saut dans le vide ! Le but poursuivi par ceux qui osent se lancer est clair. D’une part, il s’agit d’expérimenter à fond les sensations extrêmes des air-times (sensations d’impesanteur) qui découlent de la chute libre ; cette dernière étant suivie dans le cas du saut à l’élastique de remontées ainsi que d’oscillations continues. D’autre part, on fait également l’expérience des effets du vertige occasionné par la hauteur.

Le fait de considérer le saut à l’élastique comme un sport à part entière ne fait pas l’unanimité. En effet, il ne demande ni un entrainement sportif spécifique ni une technique particulière. Le saut à l’élastique peut donc être réalisé par n’importe qui. À condition que déjà, il en éprouve l’envie. Et qu’il soit de bonne condition physique.

Quelle est la genèse du saut à l’élastique ?

Le saut à l’élastique doit son origine à un rite initiatique. Ce rite est pratiqué depuis des décennies par les peuples de l’actuel Vanuatu (en plein Pacifique). Le rite appelé gol, consiste à voir de braves sauteurs se jeter de 25 mètres dans le vide en partant du haut d’une simple tour de bambous et après s’être lié les pieds avec des lianes. Ainsi, les jeunes hommes ayant passé avec succès cette épreuve deviennent officiellement des adultes et sont pleinement considérés comme tels.

On peut aussi attribuer la genèse du saut à l’élastique moderne à la haute société anglaise. Car, dans les années 30, les aristocrates de Londres se divertissaient en s’essayant au saut dans le vide. Ils s’accrochaient à des bandes de latex. Puis, ils se jetaient presque à l’eau en se lançant à partir de petits ponts installés sur la Tamise.

AJ Hackett, le véritable inventeur du saut à l’élastique

Le Néo-Zélandais Alan John Hackett apparait pour beaucoup comme le véritable inventeur, si ce n’est, l’homme qui a popularisé le saut à l’élastique. Entre 1980 et 2000, il s’est inspiré du rite initiatique du Vanuatu, dont nous avons tantôt parlé pour créer le véritable saut à l’élastique. À l’aide d’une formule mathématique empruntée au Département de la recherche scientifique et industrielle de la Nouvelle-Zélande, A. J. Hackett a élaboré un cordon élastique. Ce cordon, constitué de 1 000 fils de latex à peu près, était étirable, quasi à volonté.

A.J. Hackett a en fait utiliser une matière à la fois écologique et recyclable issue de la sève de l’hévéa. L’hévéa est un arbre provenant de l’Amazonie et qui a vu sa culture s’étendre à toutes les régions tropicales de la planète.

  • AJ Hackett effectue tout d’abord, en 1987, un saut du Pont de La Caille (France), d’une altitude de 147 mètres ;
  • Puis, le 26 juin de la même année, il réitère l’exploit, mais cette fois-ci à partir de la Tour Eiffel.

Ce dernier saut l’envoya brièvement en prison d’ailleurs, du fait de sa totale illégalité. Mais le Néo-Zélandais avait réussi son coup ! Le saut à l’élastique venait de conquérir tout le public. De fait, la société AJ Hackett est depuis toujours, l’entreprise dominante de saut à l’élastique dans le monde. Elle offre des activités très courues sur des sites néo-zélandais, australiens, français et russes, notamment. Un an après la découverte du saut à l’élastique par le public, des millions de personnes osaient déjà s’y adonner.

Le saut à l’élastique moderne

Le saut à l’élastique se pratique désormais à partir d’un pont, le plus souvent. Cependant, il arrive régulièrement aux amateurs de sauter d’une grue, d’une tour de télévision ou encore d’un téléphérique. Le Français Jean François Michelin a également fait enregistrer en l’an 2009, un brevet autorisant à faire des sauts à l’élastique à partir d’un tremplin en luge, en skis à surf tout comme à vélo. De même, il est possible de se lancer en courant. Les activités peuvent se faire en été comme en hiver. Le temps n’importe donc pas. Et le tout premier site ouvert par Jean François Michelin se trouve à Saint-Jean-de-Sixt.

Comment se préparer au saut à l’élastique et quels sont les équipements nécessaires ?

Parlons à présent, de la préparation du saut à l’élastique de même que des équipements nécessaires.

Les élastiques, le nerf du jeu !

Les élastiques sont l’équipement incontournable pour un saut à l’élastique. Ils sont formés à partir de fils de latex souples et rassemblés dans une enveloppe en tissu.

  • les fils de latex ne doivent évidemment pas être tordus comme un câble, un fil électrique ou encore une corde ;
  • les fils doivent aussi être vigoureusement resserrés et joints régulièrement ;
  • de même, il faut veiller à ce que les mousquetons soient fermement accrochés à leur bout ;
  • en théorie, un élastique est capable de tenir jusqu’à 1 500 sauts. Mais la prudence exige de procéder à son remplacement au terme de 150 sauts ;
  • enfin, sachez que les élastiques sont souvent fabriqués de façon manuelle, et ce faisant, les brins se tendent mécaniquement.

Un test avant tout départ

Il faut nécessairement effectuer un test préalable avant que le premier sauteur ne se lance. Dès que par exemple la grue (ou les installations depuis le pont) est mise en place, le test se réalise en faisant tomber un ensemble de poids. Le but est que ces poids lestent l’élastique. Ils doivent surtout peser plus lourds que le poids maximal des personnes devant par la suite sauter.

Le saut à l’élastique ne se refuse à personne

Déjà, lorsque vous êtes un mineur et que vous avez moins de 18 ans : sachez que vous devez obtenir l’autorisation de vos parents avant de pouvoir effectuer toute activité comme un saut à l’élastique.

Puis, en fonction de vos aptitudes physiques, vous pourrez alors vous y mettre.

 Il n’y a aucune limite d’âge pour pratiquer le saut à l’élastique.

Car même un gamin de 5 ans peut sauter à partir d’une grue ! Il faut juste pour cela qu’il forme un duo avec une personne adulte. Même s’il n’y a pas de limite d’âge, il faut se munir d’un certificat médical si l’on veut sauter de 100 mètres ou plus d’altitude et que l’on a déjà passé la cinquantaine.

Une pesée obligatoire

Toute personne voulant effectuer un saut à l’élastique est préalablement soumise à une pesée. Celle-ci vise à déterminer le choix de l’élastique de même que les réglages à effectuer afin de réunir les meilleures conditions en termes de sécurité, mais aussi de sensations. La personne se voit alors apposer sur une de ses paumes de mains, au feutre, son poids. Le but de la manœuvre étant de le garder en mémoire. Dans le cas où des participants entendent sauter ensemble, à deux ou même à trois, c’est la totalité de leur poids qui est évidemment considérée.

Le choix de l’élastique

Le choix de l’élastique est opéré par le personnel d’encadrement. Ce dernier tient compte du poids de la ou des individus sautant simultanément. En général, on se sert de deux élastiques de calibres différents. Par exemple, lorsque le saut doit se faire à partir d’un viaduc, les encadreurs peuvent opter pour :

  • un élastique mince pour un poids inférieur à 80 kilogrammes ;
  • un élastique plus gros pour un poids compris entre 80 et 120 kilogrammes ; et enfin,
  • une réunion des deux élastiques lorsque les sauts se font en duoet que le poids total des participants est compris entre 120 et 200 kilogrammes.

Les attaches

Avant de se lancer, le participant est attaché à l’élastique, l’attache se faisant au moyen de deux mousquetons :

  • le premier mousqueton est destiné aux deux pieds. Ces derniers sont reliés par un enroulement velcro. La liaison peut se faire soit distinctement au niveau de chaque pied, soit en joignant les deux pieds ;
  • le second mousqueton est réservé au torse. On se sert pour ce faire d’un bouclier que le participant doit enfiler par ses jambes puis remonter jusqu’à la ceinture et possiblement jusqu’aux épaules.

Comment se fait le saut à l’élastique ?

La première descente de départ provoque chez le sauteur une chute libre proche de l’apesanteur. Et l’atteinte du bas de l’élastique engendre un premier air-time. Le saut à l’élastique est l’occasion pour la personne de vivre une montée soudaine d’adrénaline accompagnée d’une certaine peur. Mais cette peur est une peur passagère qui se laisse vite dominer pour laisser place à un intense plaisir.

Il n’est pas rare que de petits cris traduisant plus un état de contentement qu’une crainte s’échappent de la bouche du sauteur au cours de la descente et/ou des oscillations ! La poursuite de la descente provoque une rétention de plus en plus prononcée du sauteur, par l’élastique tendu. Dès que le passager atteint le point le plus bas auquel peut le mener l’extension de l’élastique, l’accélération positive vers le haut atteint son point culminant. Ce, sous le double effet du poids du sauteur et de l’énergie cinétique accumulée. On passe alors à la phase de remontée.

L’élastique se re-détend donc entrainant la remontée du sauteur et ce dernier se retrouve par la suite en apesanteur. Une fois que les oscillations perdent de leur force survient alors la phase de réception en fin de saut. En général, elle est supervisée par un responsable se trouvant en bas. Celui-ci demande alors au sauteur toujours suspendu de se saisir du filin de la corde du baudrier le rattachant à l’élastique. Et ce faisant, il facilite sa réception au sol. Le responsable le fait « atterrir » sur son dos.

Quels sont les sites populaires pour le saut à l’élastique ?

Les sites les plus populaires des amateurs de saut à l’élastique sont également le plus hauts ! En France, il s’agit parmi tant d’autres :

  • du pont de l’Artuby dans le Var et à une altitude de 182 mètres ;
  • du pont de Ponsonnas dans l’Isère à 103 mètres ;
  • du pont Napoléon de Luz Saint-Sauveur dans les Hautes Pyrénées à 90 mètres ;
  • du viaduc de Claudon dans les Vosges qui est l’idéal pour les touchés d’eau ;
  • du viaduc de Saint-Gervais Mont-Blanc, à une hauteur de 90 mètres ;
  • du viaduc de la Souleuvre à La Ferrière-Harang en Normandie, à 61 mètres ; et,
  • du viaduc de Saint-Georges-le Gaultier dans la Sarthe, à 45 mètres.

Quelques autres ponts sont également très populaires comme :

  • le pont de Juré dans la Loire ;
  • le pont d’Exermont dans les Ardennes ; et,
  • le pont de Druyes les Belles Fontaines, dans l’Yonne.

Enfin, certains préfèrent se lancer de la tour de saut d’Audincthun. Celle-ci se trouve dans le Pas-de-Calais à une altitude de 65 mètres.

Quels sont les types de sauts à l’élastique ?

On peut sauter à l’élastique de plusieurs manières différentes :

  • le Swan Divese fait la tête en avant comme si on voulait réaliser un plongeon. La personne est retenue puis remontée par les pieds ;
  • dans le Back Dive, le sauteur se lance par l’arrière ;
  • dans l’Elevator, l’individu est uniquement attaché au torse et saute les pieds les premiers, par l’avant ou par l’arrière ;
  • le BMX consiste à sauter avec un vélo ;
  • le Blindford est un saut à l’élastique qui se fait les yeux bandés ;
  • dans le Titanic ou Pendumum, le moniteur retient le sauteur au-dessus du vide, par l’avant ou par l’arrière. Puis il le lâche soudainement pour accroitre l’effet de surprise.

Il existe bien d’autres types de sauts encore tels que :

  • le Water Touch ;
  • le Tandem ;
  • le Roof Jump ;
  • le Hand Stand ; ou encore,
  • le Forward Flip.

Quels sont les risques et les contre-indications du saut à l’élastique ?

Le saut à l’élastique lorsque les conditions de sécurité sont bien observées ne présente aucun risque notable. Ainsi, les accidents sont très rares, quoique très médiatisés. En général, ils sont le fait soit d’élastiques trop longs et qui finissent par se rompre, soit d’un non-respect des normes de sécurité. Cependant, il n’est pas conseillé de faire du saut à l’élastique lorsque vous avez des problèmes de santé particuliers tels que :

  • un trouble coronaire ou cardiaque ;
  • une hernie discale ;
  • une hyperlaxité ;
  • une pathologie méniscale ;
  • une déminéralisation osseuse ;
  • un déchirement ou claquage musculaire datant de moins de trois mois ;
  • une entorse cervicale remontant à moins de quatre mois ;
  • une rupture ou lésion du tendon d’Achille datant de moins d’un an ;
  • l’épilepsie ;
  • l’alcoolisme ;
  • des troubles de l’équilibre centraux ou périphériques ;
  • un antécédent de pneumothorax ;
  • des hernies abdominales ;
  • des antécédents de décollement de la rétine ; ou encore,
  • une myopie allant au-delà de 5 dioptries.

La liste n’est pas exhaustive. Et il vaut toujours mieux, en cas de doutes ou d’interrogations, consulter un médecin, avant de s’adonner au saut à l’élastique. Pour finir, avis aux dames ! Ne faites surtout pas de saut à l’élastique :

  • lorsque vous attendez un bébé (peu importe l’étape ou le mois de grossesse) ;
  • lorsque vous avez accouché il y a moins de neuf mois ; ou,
  • lorsque vous êtes devenues mères par césarienne, moins de neuf mois plus tôt.

 

Le saut à l’élastique est une activité ludique qui vous procure des sensations extrêmes. Il fait monter l’adrénaline et donne beaucoup de plaisir et de satisfaction. Le saut à l’élastique est par ailleurs aussi l’occasion de découvrir des endroits singuliers. Alors qu’attendez-vous ? Laissez de côté votre peur et lancez-vous ! Mais choisissez bien votre lieu et vos encadreurs. Vous ne serez certainement pas déçu !

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